Le retour du Maroc à l’heure légale (GMT) devra encore attendre quelques mois. Intervenant mardi lors de la séance mensuelle de questions orales au Conseil des conseillers, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a expliqué les raisons qui ont conduit l’Exécutif à fixer cette échéance au 20 septembre prochain plutôt qu’à une application immédiate.
Selon lui, une telle décision ne peut être mise en œuvre sans tenir compte des engagements du Royaume envers ses partenaires internationaux et des impératifs de plusieurs secteurs stratégiques.
Répondant à une question du conseiller parlementaire Khalid Setti, du groupe de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), Aziz Akhannouch a souligné que le maintien provisoire du GMT+1 répond à des considérations d’ordre économique et organisationnel.
Le chef du gouvernement a notamment évoqué les liens du Maroc avec l’économie mondiale, les horaires des liaisons aériennes ainsi que le fonctionnement de nombreux services intégrés au système international. Autant d’éléments qui, selon lui, rendent impossible un changement d’heure immédiat.
Il a également rappelé que le régime horaire est étroitement lié au calendrier saisonnier et que sa modification nécessite une période d’adaptation afin d’éviter des perturbations.
Jeudi dernier, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret n° 2.26.530 relatif à l’heure légale du Royaume. Ce texte prévoit un retour définitif au GMT, conformément au dahir n° 455.67 du 2 juin 1967.
Concrètement, les horloges seront retardées de 60 minutes à 2 heures du matin, le dimanche 20 septembre 2026, marquant ainsi la fin du régime GMT+1 appliqué depuis plusieurs années.
Aziz Akhannouch a rappelé que cette décision fait suite aux concertations menées au sein de la majorité gouvernementale et répond à une demande largement exprimée par les citoyens.
Le chef du gouvernement a souligné que ce retour à l’heure légale s’inscrit dans la volonté de l’Exécutif de prendre en compte les préoccupations liées au maintien du GMT+1, tout en veillant à préserver les équilibres imposés par les engagements internationaux du Royaume.


